Manoamano,
duo de danse pour deux hommes et questions d’identités
 
Création 2008 – Duo danse – dès 12 ans
Durée : 30 minutes
Conception & chorégraphie : Marcelo Sepulveda
Interprétation & collaboration artistique : Frédéric Le Salle et Marcelo Sepulveda.
Création sonore : Myriam Essayan
Création lumière & régie : Basile Verrier
Spectacle qui peut se jouer en extérieur.
Comment se construit l’identité ? Certainement pas seul dans son coin… c’est l’altérité qui nous fait grandir, c’est parce qu’un autre me renvoie quelque chose que je suis, c’est parce que je suis avec les autres que j’évolue. Et bien Manoamano naît de ces principes et expose ces principes : créer ensemble et être ensemble…
 
Propos
La notion d'identité exerce sur moi une certaine fascination, une curiosité profonde. Je vois son exploration comme un chemin vers l’origine des choses, une manière  de redécouvrir. Un voyage au cœur de ce thème est, à mon sens aussi mystérieux que dépourvu de limites. C'est toute la liberté de naviguer à l’intérieur de ma propre identité, comme une vieille question posée sur le tableau noir de l’école : Quiensoy ? Qui suis-je ?
Mais on n'apprend à se connaître que par le biais de l'Autre... Savoir se prendre la main donc, sa propre main pour saisir et assumer sa véritable identité, celle de l'autre pour se découvrir...
Dans cette recherche je me laisse intriguer par la peau, frontière fragile sur laquelle se produit l'alchimie de notre propre représentation : le subtil passage d'une image à une autre ; celle que je me fais de moi-même, intérieure, et celle qu'on perçoit de moi, depuis l'extérieur.  
C'est l'adolescence, assurément, qui  m'inspire. L'enfant qui prend conscience de son corps devient adulte. Un passage sensible pour le sentiment d'identité. Appropriation, différenciation, appartenance. C'est ainsi et ici que s'établissent nos propres limites. Comme un rite ancestral qu'on se ferait subir par un état de « pas sage »; dans la douleur, comme une initiation.
Marcelo Sepulveda
 
Manoamano du ludique et du quotidien
Manoamano développe une dramaturgie du quotidien : hommes habillés en costumes qui marchent et utilisent des objets courants…
Il y a d’abord cette marche du corps piéton, puis l’ingénuité apparaît et intègre la course, les accélérations, les arrêts, les évitements, les courbes… D’abord linéaire, l’espace grandit alors pour gagner ses trois dimensions.
Si les déplacements et l’espace évoluent, les visages en font de même. Alors que les adultes se masquent et que les enfants se déguisent, les danseurs se transforment…grâce aux pinces à linge. Alors accrochées aux visages, elles créaient de nouvelles identités ni monstrueuse, ni burlesque, ni dramatique… juste ne nouveaux visages. Est c’est grâce à cette différence commune qu’il devient possible de faire ensemble puis de partager aux autres.
C’est entre le rythme des corps et la construction de l’espace que se joue alors les identités, les rencontres et les apprentissages. Manoamano est alors un spectacle qui nous encourage à voir ailleurs comme peuvent le faire les enfants…
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