Les Solos de la Compagnie TramaLuna
 
Formes courtes, les solos de la compagnie sont présentés ensemble. Ils traitent de manière différentes les questions de l’intimité : la pudeur, les convenances, l’amour ; tout cela avec beaucoup d’humour. Reposant sur des principes léger en techniques ils sont adaptables à tous les espaces : ouverts ou fermés.
Un jour, peut-être… et le Solo de Marcelo
Créations 2005 – Tout public dès 8 ans
Durée totale : 45 minutes + 5 min d’entracte.
 
Un jour, peut-être…
Solo danse, théâtre et musique
Durée : 20 min
 
Conception, chorégraphie et interprétation : Frédéric Le Salle
Dans un premier temps intéressé par les danses traditionnelles,Frédéric Le Salle, étudie la clarinette puis se forme à la danse contemporaine. Diplômé en musicologie de l’Université de Rennes, dont il fréquente l’atelier chorégraphique, il intègre le CNR de Rennes puis se forme auprès de divers chorégraphes (Jackie Taffanel, Georges Appaix et AtsushiTakenouchi…). Durant ses multiples expériences, il se sensibilise à l’improvisation, la danse contact, la danse-théâtre, le clown et le Butoh qui l’influence profondément. Plus récemment, Frédéric Le Salle expérimente l’accordéon diatonique. Parallèlement à ses activités d’interprètes (cie Porte Sud, cie Acte, cieKat’Chaça,  TramaLuna et le ccn de Grenoble/ JC Gallotta), il crée ses propres formes chorégraphiques : Mangeur de Lunes et Un jour, peut-être… . Titulaire du Diplôme d’Etat en danse contemporaine, il enseigne  dans différentes structures.
"Avec toi c'est toujours la même chose. Jamais. Rien..."
Armé d'un accordéon, d'un pull en laine et d'autodérision, le personnage nous livre ses difficultés à communiquer. Tout autant une remise en question de la parole et du dialogue, Un jour, peut-être…est aussi une invitation à la quête du bonheur partagé.
 
Propos
Cette pièce a comme départ mon introspection… mais loin de l’égocentrisme le spectacle se construit sur un vécut identifiable et commun : l’incompréhension, le quiproquo, le fait d’être « à côté ». Les mots, les sons et les gestes sont lancés, se coupent, se cherchent, se répondent, se perdent ou se font écho.
D’une aspiration à un bonheur, celui du calme quotidien, du temps qui coule et de l’herbe qui pousse, on entre dans le quotidien de l’attente et du malentendu, maladroit et poétique.
Frédéric Le Salle
Un jour, peut-être… est un spectacle qui se recrée en permanence car il repose sur un principe d’improvisation.
Frédéric Le Salle a mis en place un cadre : il utilise un extrait du Limitrophe de Calaferte, il a écrit deux textes, composé et enregistré une bande sonore et se trouve sur scène avec un accordéon et son costume.
C’est à partir de cette construction que le spectacle se met en place. Les textes appellent les gestes, mais les mouvements règlent aussi le débit et la qualité de parole.
 
Le Solo de Marcelo
Solo de danse
Durée : 23 min
Conception, Chorégraphie et interprétation : Marcelo Sepulveda, en collaboration avec Patricia Olive.
Musique : Eric Craponne
Le Solo de Marcelo est une exploration de l’intimité : comment décrire des états intérieurs, des sensations, des bribes de sa propre histoire, de l'être qui doit rentrer dans le moule,  et  de “l’être comme il faut”. Comment permettre l'accès  à cet espace intérieur habituellement secret. Ici il s’agit de mettre en apparence l'être qui doit rentrer dans le moule “être comme il faut”, et celui qui veut s'en libérer et exprimer son univers intérieur, pour se montrer sans artifices.
 
Propos
Comprendre l’Intimité à travers des entretiens : la question est posée à plusieurs personnes : « C’est quoi pour toi l’intimité ? ». C’est à partir de cette démarche et en dialogue avec Patricia Olive que se sont rassemblés divers éléments : des sons, des mots et des mouvements. Des gestes des personnes interrogées naissent des formes, des mots et définitions émises proviennent des textes, des images du langage produisent une scénographie.
De l’Intimité, ce qui est à l’intérieur, l’ineffable, l’invisible, ce « chez-soi » dans lequel on se repose, abri qui protège de l’extérieur, on en vient aux obligations et aux interdits, au socialement acceptable et au désir de revenir à un état plus simple, peut-être celui désinhibé de l’enfance. Ces enfants qui posent les questions qu’après on doit enterrer, ces enfants qui se salissent sans le voir parce que de la boue sur un vêtement n’est pas encore une tâche sur un honneur dicté. Le Solo de Marcelo c’est un moyen de rendre compte d’un quotidien qui confronte les libertés personnelles aux codes d’entrées du groupe social.
 
De l’être au quotidien
Les moments de créations, réflexions et recherches, sont des moments de fragilité, on y trifouille et dévoile son intimité : ses difficultés, ses doutes, ses automatismes, ses choix, ses pensées. Et c’est justement au sein de cet état de fait que Le Solo de Marcelo aborde cette vaste thématique. A l’aide d’une chaise, d’un cerceau, d’un peu de farine et de beaucoup d’imagination Marcelo Sepulveda se promène et joue avec les frontières de l’intimité. Un spectacle plein de pudeur qui permet le sourire et l’autodérision.
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